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20-01-2010 || lepoint.fr MINUTE PAR MINUTE - Haïti : une miraculée extraite des décombres |
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31-12-2009 || N´djamena matin SOUDAN : OMAR EL BECHIR VICTIME D’UN COMPLOT NEO-COLONIALISTE ? |
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26-12-2009 || 7sur7 "Les dirigeants européens sont tous aussi stupides les uns que les autres" |
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26-12-2009 || Le pays KOUCHNER ET LA GUINEE : Rhétorique trop haineuse pour un diplomate |
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MINUTE PAR MINUTE - Haïti : une miraculée extraite des décombres
Publié le 20/01/2010 à 08:56 - Modifié le 20/01/2010 à 09:38 Le Point.fr
SÉISME
SOUDAN : OMAR EL BECHIR VICTIME D’UN COMPLOT NEO-COLONIALISTE ?
"Les dirigeants européens sont tous aussi stupides les uns que les autres"
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejab a critiqué les dirigeants européens, samedi, les qualifiant de "tous aussi stupides les uns que les autres". "Ils ne connaissent rien en… lire la suite
Quand le monde parlera chinois
Afin d'accroître son influence et de rassurer le reste du monde sur ses ambitions de développement pacifique, la Chine a multiplié ces dernières années l'installation d'"instituts Confucius" sur les cinq… lire la suite
KOUCHNER ET LA GUINEE : Rhétorique trop haineuse pour un diplomate
L’ambassadeur de la Guinée au Maroc déclarait que la santé du président Dadis Camara allait pour le mieux et qu’il reviendrait bientôt au pays. Et… lire la suite
Rapport accablant de l'ONU sur les droits de l'Homme au Congo
Dans un rapport accablant sur les droits de l'Homme en République démocratique du Congo (RDC), un expert de l'ONU presse la communauté internationale d'agir pour éviter… lire la suite
Ali Bongo Ondimba investi président du Gabon
Ali Bongo Ondimba, fils du chef de l'Etat Omar Bongo Ondimba décédé en juin, a été investi vendredi à Libreville comme président du… lire la suite
Reprise des attaques contre l'industrie pétrolière au Nigeria
Enquête internationale sur la junte guinéenne
Les États-Unis et l'Union européenne ont exigé le départ du président autoproclamé Moussa Dadis Camara, mis en cause après le massacre où l'armée…
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Obama : tout ce qu’il n’a pas fait
Prix Nobel
- MINUTE PAR MINUTE - Haïti : une
- SOUDAN : OMAR EL BECHIR VICTIME
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News >> Dernières news
Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /2009 17:00

Ainsi donc la Cour Pénale Internationale est allée jusqu’au bout de : elle a lancé son mandat d’arrêt international contre le Président de la République du Soudan El hadj Omar Hassan El Béchir le mercredi 04 mars dernier.Lire la suite...ce qui n’apparaissait depuis plus de six mois que comme une simple menace .
Dès les premiers instants suivant l’annonce de cette information, des sentiments d’inquiétude et de stupeur ont fusé de l’Union Africaine, de la Ligue Arabe, et même de la part de certaines grandes puissances telles la Russie ou la Chine. Pendant que pour leurs parts, la France et les Etats-Unis enjoignaient - ni plus ni moins – au Président soudanais… d’aller se rendre gentiment !
Ce qui a certainement amené le Président El Béchir à voir derrière le mandat d’arrêt un complot néocolonialiste. Pas moins !
Après que la CPI ait lancé son mandat d’arrêt international contre le Président Omar El Béchir, la réaction ne s’est pas faite attendre du côté de Khartoum où de spectaculaires mouvements de soutien populaires embrasent des quartiers entiers chaque jour, avec comme cerise sur le gâteau la posture du président du Soudan qui a décidé de ne faire aucun cas de ce mandat qui, selon le numéro un soudanais, n’est « qu’un complot néocolonialiste. Le Soudan est attaqué, la CPI n’est qu’un instrument de cette guerre. »
Moins de 48 heures après l’annonce de cette inculpation, l’Union Africaine a réuni, tambour battant, une session extraordinaire à Addis Abeba au cours de laquelle le Conseil de Paix et de Sécurité de cette institution, appelant le Conseil de Sécurité à la suspension de cette mesure, a exprimé ses inquiétudes quant à l’impact de cette initiative qui se veut judiciaire par rapport aux efforts de paix en marche au Darfour.
Et c’est tout légitimement que l’Union Africaine se demande si ce mandat d’arrêt ne va pas exacerber les passions au Soudan, et surtout au Darfour.
Une préoccupation qui, en tout cas, a tapé dans le mille puisque, dans la foulée du lancement de ce mandat d’arrêt, le MJE qui venait pourtant de signer des accords de cessez le feu avec Khartoum le 15 février dernier, a spectaculairement fait volte face, estimant « ne plus être lié à quelqu’un qui n’a plus aucune légitimité ».
Voilà déjà un premier pas vers une escalade d’un autre genre au Soudan, et de l’avis de certains observateurs, démontre que le lancement de ce mandat d’arrêt est moins innocent que l’on ne pourrait le penser.
Quoiqu’il en soit, la Russie n’a pas hésité à qualifier de « dangereux précédent » ce mandat d’arrêt lancé à l’encontre d’un chef d’Etat en fonction.
Un dangereux précédent
Quant à la Ligue Arabe, elle n’a pas fait mystère de son trouble, évoquant « les conséquences dangereuses pour la paix ». La soudaine volte face du MJE illustre certainement de façon claire et nette les craintes de la Ligue Arabe.
L’Union Africaine, avant cela, à travers la voix de M. Jean Ping estime que ce mandat d’arrêt « tombe à un mauvais moment. Il faudrait éviter que le souci de justice ne mette pas les perspectives de paix en péril. »
Mais le plus révoltant demeure cette position de la France qui demande au Soudan de « coopérer » avec la CPI. La France qui n’accepte aucune justice sauf la sienne propre, et qu’on a vu aller chercher des français incarcérés aux quatre coins du monde, même ceux condamnés pour des délits de droit commun pour les ramener en France « … purger leurs peines ».
On a notamment vu Nicolas Sarkozy foncer personnellement ventre à terre jusqu’à Ndjamena pour aller « cherche et ramener » des escrocs de l’aide humanitaire, reconnus jusque dans l’hexagone, qui avaient été arrêtés et condamnés à Ndjamena.
De même, les médias français sont en train de s’adonner à une véritable masturbation médiatique depuis quelques jours en faveur d’une française convaincue de kidnapping et de détention d’armes au Mexique où elle a été condamnée à 96 – puis à 60 ans de prison - pour cette hors-la loi, Nicolas Sarkozy en visite au Mexique, s’apprête à rééditer le coup de Ndjamena.
C’est le même Sarkozy, qui ne supportant pas de voir un français jugé hors de la France, demande à un président de la république, et même à tout un peuple, d’accepter une procédure rendue hors de son territoire, et par des magistrats qui en ont fait plus qu’un présumé coupable, un coupable de fait.
Ne parlons pas des Etats-Unis qui ne reconnaissent même pas la compétence de la CPI, et qui n’acceptent pas non plus qu’un Américain soit jugé, ni par la CPI ni par quelque juridiction étrangère que ce soit. Voilà donc ces Etats-Unis qui demandent au gouvernement soudanais… de faciliter l’exécution du mandat d’arrêt de la CPI...
Oubliant certainement que les Marines de son armée coupables de tortures diverses en Irak avaient tout simplement été ramenés aux Etats-Unis pour jouer les figurants dans de simulacres de procédures judiciaires.
Mais du côté de la CPI, et cette version est merveilleusement exploitée à travers un véritable battage médiatique, la décision est prise : Omar El Béchir doit être « arrêté, jugé et condamné. »
Voilà la position de la porte-parole de cette instance qui a précisé pince sans rire « le gouvernement soudanais doit collaborer, et s’il n’exécute pas ce mandat, le Conseil de Sécurité s’en chargera ».
Une menace d’intervention militaire – du genre de celle qui a culbuté Saddam Hussein – à peine voilée.
Aucune enquête faite au Darfour
Mais une menace qui est un véritable défi au bon sens. Ce serait comme si l’on avait demandé au gouvernement Américain de livrer George Bush à la CPI au plus fort de la guerre en Irak !

Mais sur quoi repose donc cette inculpation du procureur O Campo ? « … j’ai plus de trente témoins » hurle le magistrat argentin qui – et il faut le préciser – ne s’est jamais rendu au Darfour pour enquêter.
« Mais cela ne l’a pas empêché d’aligner pas moins de sept chefs d’accusations dont : les meurtres, viols, tortures, crimes de guerre, pillage, etc… »
Une compilation de motifs d’inculpation qui semble avoir pris du volume pour la simple raison que l’accusation de génocide n’a pas été établie. Mais on peut toujours se demander quelle autre inculpation a réellement été corroborée dans la mesure où aucune commission d’enquête de la CPI ou même judiciaire ne s’est jamais rendue au Darfour à ce jour.
C’est certainement au vu de cette espèce de diabolisation forcenée que le président du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, n’a pas eu froid aux yeux pour déclarer publiquement, au cours d’une conférence de presse tenue à Dakar le 03 mars, en présence du Chef du gouvernement Finlandais, que « la CPI ne poursuit que les africains ».
Un point de vue qui a certainement fait sursauter les tenants de la bien-pensance juridique, mais que le président sénégalais a justifié : « le Sénégal est le premier pays africain à avoir signé l’accord instituant la CPI, a-t-il dit froidement, mais nous avons l’impression que ce tribunal ne juge que les africains alors qu’il faut juger tous les criminels présumés partout où ils se trouvent dans le monde. » Difficile de ne pas souscrire à ce révoltant, mais pourtant indiscutable constat.
Une justice qui ne s’occupe que des noirs
Car on dira tout ce qu’on voudra, mais la CPI, depuis le démarrage de ses procédures en 2002, ne s’est jamais occupé que des nègres et de l’Afrique. En effet, depuis septembre 2004, seulement quatre enquêtes ont été ouvertes par cette juridiction à propos de crimes commis en République Démocratique du Congo (RDC), en Ouganda, au Soudan (Darfour) et en République Centrafricaine. Trois de ces procédures ont été déclenchées à la demande des gouvernements concernés (Ouganda, République démocratique du Congo et République centrafricaine), la quatrième (Soudan) ayant été déférée à la Cour par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ce qui en fait, bien entendu, une affaire absolument particulière.
Par ailleurs, des mandats d'arrêt International ont été délivrés dans le cadre des situations en Ouganda, contre les dirigeants de l'Armée de résistance du seigneur, en RDC contre MM. Lubanga, Katanga, Ngudjolo et Bosco Ntaganda, en Centrafrique M. Bemba ainsi qu'au Soudan, le chef de l’Etat soudanais ainsi qu’un présumé chef de milice Djanjawid.
A ce jour, quatre personnes sont détenues dans les geôles de La Haye : M. Lubanga, M. Katanga, M. Ngudjolo, M. Bemba. Elles sont toutes originaires de RDC.
Le premier procès de la Cour, contre M. Thomas Lubanga Dyilo accusé de conscription forcée d'enfants en RDC, devait débuter dans le courant de 2007. La Chambre préliminaire avait en effet confirmé les charges qui pesaient contre lui lors de la première audience de confirmation des charges retenues par la Cour en novembre 2006, renvoyant ainsi l'affaire à la Chambre de première instance.
Néanmoins, en juin 2008, la Chambre de première instance a suspendu la procédure et ordonné la libération de Monsieur Lubanga en raison de la non production par le procureur de pièces pouvant bénéficier à la Défense. Sur appel du procureur, la Chambre d'appel a confirmé la décision de la Chambre de première instance, mais a infirmé sa décision ordonnant la libération immédiate de Monsieur Lubanga. La Chambre d'appel n'a cependant pas évoqué la demande de libération de Monsieur Lubanga et a demandé à la Chambre de première instance de statuer à nouveau sur la demande de libération conformément à la motivation de son arrêt. Depuis, le Procureur a demandé à la Chambre de rouvrir les débats en produisant un certain nombre de pièces. La Chambre, en dépit de cette gestion dilatoire, prend tout son temps pour « examiner » cette requête, et n'a pas encore pris une décision sur une éventuelle reprise du procès. Elle n'a pas non plus statué sur la demande de libération de Monsieur Lubanga. Voilà donc comment la justice est rendue devant la CPI où l’on s’empresse d’emprisonner les justiciables, avec pour règle de les maintenir en prison même quand cela ne s’impose pas.
Une deuxième procédure a atteint la phase de jugement. Par décision du 26 septembre 2008, la Chambre préliminaire n°1 avait renvoyé Messieurs Katanga et Ngudjolo devant une formation de jugement. Il s'agissait du deuxième procès devant la Cour. Celui-ci a été renvoyé devant une nouvelle Chambre de première instance présidée par le Français Bruno Cotte. Le dossier est en cours d'instruction, et aucune date d'audience de jugement n'a été fixée.
Une justice universelle à imposer à tous
La Chambre préliminaire n°3 devrait également se prononcer après une audience qui devait se tenir en décembre 2008 relativement au renvoi devant une Chambre de première instance pour le jugement de Monsieur Bemba.
Plusieurs autres affaires sont en cours d'analyse pour une éventuelle ouverture d'enquête. Depuis que la Cour a débuté ses activités, le 1er juillet 2002, plusieurs centaines de plaintes ont été déposées.
Au-delà de ce constat qui laisse franchement dubitatif quant à la compétence, que l’on peut à loisir estimer être dirigés contre les nègres et l’Afrique, on peut sérieusement se poser des questions sur l’impartialité et même l’objectivité de ces juridictions internationales que l’ONU et le Conseil de Sécurité ont certes la volonté d’instituer, mais qui ne pourront, avant longtemps, que servir pour frapper les petits pays, tout en épargnant les grandes puissances.
Car tant que tous les pays de la planète ne seront pas soumis à une cour véritable universelle, il sera hors de question qu’on lui accorde la plus petite préoccupation de légalité.
Tant qu’Israël se permettra de bombarder le peuple Palestinien – en faisant des milliers de morts – sans que la justice – ou ce qu’on se complait à qualifier d’opinion internationale – ne puisse sanctionner cette super puissance, pourra-t-on parler de juridiction légale à laquelle il faut se plier à tout prix ?
La CPI a été crée, nous dit-on, pour promouvoir le droit international, et son mandat est de juger les individus, et non les Etats. Ce dernier aspect étant du ressort de la Cour Internationale de Justice.
Mais peut-on dire que, même seulement depuis 2002, la Cour Internationale de Justice n’a pas encore trouvé le prétexte ou suffisamment de raisons pour juger la Russie pour les atrocités de l’Ossétie, les USA pour Irak et l’Afghanistan, ou tout simplement Israël ?
Et parlant d’Israël, après les bombardements et les massacres de Gaza, ne voilà-t-il pas qu’un conglomérat de « pays donateurs » s’est réuni tout récemment aux fins de cotiser de faramineuses sommes d’argent pour « reconstruire Gaza ?
Comme si ces destructions avaient été causées par … une catastrophe naturelle !
En vérité beaucoup de personnalités se posent sérieusement la question de savoir si réellement la CPI recherche la paix au Soudan. Ces personnalités se demandent même si ce n’est pas sciemment que les grandes puissances militaires s’attèlent à organiser la déstabilisation du régime soudanais afin que s’installent – comme on le voit aujourd’hui en Irak – des conflits armées qui feront tourner à cent à l’heure l’industrie des armes qui a bien besoin de guerres et de conflits afin que les armes et les munitions s’achètent.
Il est vrai que le monde entier a besoin d’une justice universelle qui frappe tout criminel, mais comment faire pour instaurer cette forme de justice et l’imposer à tous les pays sans exception ?
Le Darfour a certes besoin de justice, et il serait absolument nécessaire que tous ceux qui y ont commis des crimes soient jugés et châtiés ; à savoir le président tchadien Idriss Deby, le principal commanditaire de la crise du Darfour qui a soutenu et organisé toutes les rébellions soudanaises, mais le Soudan a encore plus besoin de paix.
Et ce n’est certainement pas le mandat d’arrêt lancé par la CPI qui instaurera la paix au Soudan. Loin s’en faut.
Il urge donc que les grandes puissances du monde – quoiqu’elles ne sont, de toutes façons, pas soumises à la compétence de la CPI – examinent et revoient ce qui se passe au Soudan aujourd’hui à la suite de ce mandat qui risque de faire sauter la poudrière. A défaut de cela, ce qui pourrait se produire au Soudan pourrait tout simplement dépasser l’Irak et la Somalie réunis.
Par A.K de Ndjamena-matin
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00:00 - 26.12.2009
News >> Dernières news
L’ambassadeur de la Guinée au Maroc déclarait que la santé du président Dadis Camara allait pour le mieux et qu’il reviendrait bientôt au pays. Et le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, s’empressait de souhaiter que Dadis "reste dans son lit", sinon, son retour risquerait de déclencher une guerre civile en Guinée-Conakry. C’est bien la première fois qu’on entend un homme souhaiter aussi expressément qu’un malade, qui était entre la vie et la mort, "reste dans son lit". On ne serait pas loin de croire que Bernard Kouchner veuille que Dadis reste dans ce lit au point de continuer vers la tombe. "La Guinée n’est pas une sous-préfecture de la France", cette phrase de Dadis Camara a sans doute laissé des traces suffisamment indélébiles dans le coeur de Bernard Kouchner pour qu’il tienne des propos si haineux. Ainsi, le départ de Dadis Camara ne semble plus être l’affaire de la France mais de son ministre des Affaires étrangères en personne. En outre, Kouchner s’occupe certes des affaires étrangères, mais cela veut-il dire qu’il doit s’ingérer de façon aussi flagrante et indécente dans les affaires des autres ? Quelle preuve a-t-il en sa possession qui associe le retour du président du CNDD en Guinée au déclenchement d’une guerre civile ? Ou souhaiterait-il tout simplement cette guerre ? La France a habitué le monde à une diplomatie plus subtile aussi bien dans le comportement que dans le ton et le contenu des phrases distillées. Serait-ce un manque de savoir-faire en diplomatie qui a conduit le médecin devenu diplomate à tenir des propos aussi crus ? Ou serait-ce un manque de considération pour les acteurs politiques guinéens ? Ce mépris et cette condescendance sont les traits caractéristiques du paternalisme. Car, après tout, il s’adresse à des "Nègres" qui n’ont pas besoin d’être ménagés. Mais il est temps de comprendre que ce paternalisme doit être relégué dans les greniers et les bacs à souvenirs. Est-ce parce qu’il s’agit de la Guinée dont on sait qu’elle est dans la tourmente ? On imagine mal aujourd’hui de tels propos adressés aux acteurs politiques ivoiriens ou rwandais par un ministre français, fût-il chef de la diplomatie de la France. Le regard de Bernard Kouchner ne voit-il pas l’imbroglio nigérien, les virevoltes de TGV à Madagascar, les 400 morts togolais ou encore la situation qui a prévalu au Kenya ? Les opposants guinéens auraient tort de voir en Kouchner un avocat qui défend leurs intérêts. Car si jamais ils parvenaient au pouvoir et qu’ils ne servaient pas les intérêts de Paris, le même ton et la même hargne pourraient être mis à les diaboliser. Les Guinéens, qu’ils soient de l’opposition ou du CNDD, gagneraient à compter sur leurs propres forces pour remettre la Guinée sur les rails. Quant à Bernard Kouchner, à force de s’acharner ainsi sur Dadis Camara, il finira à la longue par le rendre sympathique. Ce qui n’est sans doute pas son plus cher désir.
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00:00 - 20.01.2010
News >> Dernières news
MondeLire la suite...
Publié le 20/01/2010 à 08:56 - Modifié le 20/01/2010 à 09:38 Le Point.fr
SÉISME
Situation d'urgence à Haïti, après le tremblement de terre de magnitude 7 sur l'échelle de Richter qui a frappé le pays mardi 12 janvier. Le bilan officiel des victimes françaises - encore provisoire - fait état de 12 morts . Le Quai d'Orsay a mis en place deux numéros d'urgence : 01.45.50.34.60 et 0810.006.330. lepoint.fr vous propose de suivre les événements de la journée de mercredi.
8 h 15 : problème de coordination
Le président haïtien René Préval salue le fait que l'aide internationale soit "arrivée très vite", estimant cependant qu'il y a un "problème de coordination" de cette aide massive.
8 heures : vers la fin des recherches
La recherche de survivants touche à sa fin à Port-au-Prince, où des troupes américaines ont pris position pour aider à acheminer l'aide humanitaire tandis que la tension est de plus en plus vive dans la capitale haïtienne en ruines. Les équipes de sauvetage accourues du monde entier pour venir en aide aux sinistrés estiment que survivre sous les gravats plus d'une semaine tient du miracle.
6 heures : une miraculée extraite des décombres
Une jeune Haïtienne de 25 ans, Hoteline Losana, est sortie vivante et en bonne forme des décombres d'un supermarché mardi soir. L'ONG française Secouristes sans frontières, les pompiers haïtiens et une équipe de secours américaine ont mis neuf heures à l'extraire du chaos.
5 h 35 : "martyrs" chinois
La Chine, ses plus hauts dirigeants en tête, rend un dernier hommage à ses huit policiers morts lors du séisme, qui se sont vu décerner le titre de "martyrs". La cérémonie se tient au cimetière de Babaoshan, dans l'ouest de Pékin, lieu où reposent les héros révolutionnaires et hauts responsables du régime communiste, selon les images retransmises par la télévision CCTV News.
3 h 11 : parachutages critiqués
L'ambassadeur d'Haïti aux États-Unis, Raymond Joseph, appelle à mettre fin aux largages d'aide humanitaire par hélicoptère pour venir en aide aux victimes du séisme dans son pays, qui ont donné lieu à des scènes de chaos.
2 heures : asile temporaire
Les États-Unis s'attendent à ce qu' entre 100.000 et 200.000 Haïtiens fassent une demande d'asile temporaire auprès de leurs services d'immigration, une possibilité accordée par Washington à ceux qui se trouvaient illégalement sur son sol au moment du séisme du 12 janvier. Les demandes d'asile temporaire seront étudiées à partir de jeudi.
1 h 25 : bateau mexicain
Le Mexique va envoyer ce week-end à Haïti un bateau transportant plus de 750 tonnes d'eau, de vivres et de matériel médical, ainsi qu'une vingtaine de médecins , annonce le président mexicain Felipe Calderon. Le Mexique a déjà envoyé mercredi dernier trois avions ainsi qu'un navire-école, chargé de 70 tonnes de vivres et d'une centaine de médecins, sauveteurs et ingénieurs.
1 h 20 : 6 avions prêts à partir
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) est prêt à envoyer dans les prochaines heures à Haïti six avions chargés de 275 tonnes d'aide alimentaire depuis Panama, annonce un porte-parole de l'organisation. Quatre avions devaient partir mardi et deux autres mercredi, mais la plupart ont été retardés à cause de la saturation des aéroports à Haïti et en République dominicaine voisine, déclare Rodolfo Bergantino, porte-parole du CICR, dont le siège régional pour les Amériques se trouve à Panama.
1 heure : atterrissages empêchés
Un avion de Médecins sans frontières transportant 12 tonnes d'équipement médical, dont des médicaments, du matériel chirurgical et deux appareils de dialyse, a été empêché d'atterrir à trois reprises à Port-au-Prince depuis dimanche soir, indique un communiqué de l'organisation.
0 h 20 : hommage à New York
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon préside à New York une cérémonie en l'honneur des dizaines d'employés de l'organisation, morts ou disparus lors du séisme. Selon un dernier bilan, 47 employés de l'ONU ont trouvé la mort et 500 autres sont toujours portés disparus.
0 h 11 : critiques boliviennes
Le vice-président bolivien Alvaro Garcia critique l'envoi de 10.000 soldats américains en Haïti, craignant comme ses alliés de la gauche radicale latino-américaine, le Nicaragua et le Venezuela, que Washington ne cherche à s'implanter durablement dans l'île.
Mardi
23 h 50 : croisières en enfer
La compagnie américaine de croisières Royal Caribbean continue à faire accoster ses navires en Haïti, en dépit du chaos dans lequel est plongé le pays après le séisme, assurant que son activité contribue à soutenir l'économie dévastée du pays.
23 h 45 : réservistes
La ministre américaine à la Sécurité intérieure Janet Napolitano rappelle 900 réservistes des garde-côtes pour contribuer aux opérations humanitaires en Haïti.
23 h 40 : victime collatérale
Une adolescente de 15 ans, Fabienne Cherisma, est tuée par des tirs de la police qui cherche à disperser des pillards à Port-au-Prince, selon des membres de sa famille.
23 heures : Marines à Léogâne
Environ 130 Marines américains transportés par hélicoptère débarquent à Léogâne, ville située à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Port-au-Prince, et épicentre du séisme, pour porter secours aux survivants.
22 h 15 : "Téléthon" allemand
La chancelière allemande Angela Merkel annonce 2,5 millions d'euros d'aide supplémentaire au cours d'un "Téléthon" destiné à recueillir des fonds pour aider les Haïtiens. Ceci vient s'ajouter aux 7,5 millions d'euros d'aide d'urgence déjà annoncés par le gouvernement allemand.
22 h 10 : renforts approuvés
Le Conseil de sécurité de l'ONU approuve l'envoi de 3.500 casques bleus supplémentaires, des renforts rendus nécessaires par la nécessité de protéger les couloirs humanitaires et la sécurité des convois d'aide. Ces renforts vont porter à plus de 12.500 le nombre de militaires ou policiers de la Mission de paix de l'ONU (Minustah), déployés dans l'île depuis 2004 et qui dispose en plus de quelque 2.000 personnels civils.
22 heures : nouveau bilan
Le séisme a fait 75.000 morts, 250.000 blessés et un million de sans-abri, annonce la Direction de la protection civile haïtienne. Un précédent bilan, fourni dimanche par le secrétaire d'Etat à l'Alphabétisation, Carol Joseph, faisait état de 70.000 morts.
21 h 50 : nouvelle piste d'atterrissage
Les États-Unis vont ouvrir dans les prochaines heures une nouvelle piste d'atterrissage près de Port-au-Prince, pour faire face à l'afflux de trafic aérien humanitaire qui dépasse les capacités de l'aéroport de la capitale haïtienne. -
00:00 - 26.12.2009
News >> Dernières news
Afin d'accroître son influence et de rassurer le reste du monde sur ses ambitions de développement pacifique, la Chine a multiplié ces dernières années l'installation d'"instituts Confucius" sur les cinq continents. Ils sont débordés par leur propre succès !
De notre correspondante en Chine, Caroline Puel
La présidente des instituts Confucius, Mme Liu Yandong. Proche du président chinois, elle est aussi vice-présidente du Sénat (CCPCC) et chargée des questions d'éducation parmi les cinq très influents conseillers d'État © AFP
Lire la suite...À quelques centaines de mètres de la Porte de la Victoire ("Deshengmen") qui marquait autrefois l'entrée Nord de Pékin - à l'endroit même où s'arrêtaient jadis les caravanes des "barbares étrangers" - se dresse un élégant immeuble de cinq étages en briques grises, aux huisseries laquées de rouge. C'est là que se trouve le siège des instituts Confucius. La modernité des installations ne laisse aucun doute sur l'importance des moyens mis à disposition de cette tête de pont de la diplomatie culturelle chinoise. La présidente des instituts Confucius n'est autre que Mme Liu Yandong, une belle et énergique femme de 64 ans, proche du président chinois, entrée au Bureau politique en 2007, vice-présidente du Sénat (CCPCC - Chinese Communist Party Central Committee) et chargée des questions d'éducation parmi les cinq très influents conseillers d'État.
Sur le modèle de l'Alliance française
"Ces instituts Confucius sont une plate-forme de coopération et d'échanges avec les experts, mais aussi le grand public des pays étrangers, auquel nous voulons présenter l'histoire et la réalité de la Chine d'aujourd'hui", explique dans un style très ouvert la directrice générale, Mme Xu Lin. Très réputée dans le domaine de l'éducation, cette femme de 55 ans a été accueillie en novembre parmi les quelque deux cents conseillers du Premier ministre chinois. Opération de propagande ? L'accusation a fusé en Australie en 2007 de la bouche du professeur Jocelyn Chey, qui avait été dans les années 1990 consul général à Hongkong. "Certains pays nous critiquent, redoutent un impérialisme chinois, mais nous nous sommes inspirés du modèle de l'Alliance française qui va bien au-delà de l'enseignement de la langue et présente aussi le cinéma, la littérature et les arts français... Tout comme le British Council, nous traduisons des manuels et notre budget est deux fois moins important que celui du Goethe-Institut allemand", explique Mme Xu Lin. "Notre mission est d'encourager les jeunes à apprendre le chinois. On renforce ainsi les amitiés, les échanges et cela aidera à créer un futur meilleur pour l'humanité", déclarait en novembre Mme Liu Yandong, en accueillant un millier de boursiers étrangers. "Aujourd'hui, les Chinois souffrent de se sentir incompris. Ils ont réalisé que le fait qu'ils parlent des langues étrangères ne suffisait plus. Il faut que la communication passe dans les deux sens", explique un diplomate chinois.
Une tradition qui prône la paix et l'harmonie
Le choix de Confucius pour patronner ce projet permet de désamorcer les critiques idéologiques. Confucius n'a-t-il pas été conspué pendant la Révolution culturelle ? En réhabilitant le vieux sage, le gouvernement chinois se démarque des excès de la révolution communiste et se replace dans une tradition de 2.500 ans qui prône la paix et l'harmonie. Ce message, poussé par les succès économiques de la Chine, fait des émules. Lorsque le premier institut Confucius a ouvert en 2004, la Chine prévoyait d'en inaugurer 100 avant 2010. Or, ce sont plus de 282 "centres Confucius" qui se sont implantés depuis dans 88 pays, toujours en partenariat avec une université ou une région, sans parler des 272 "classes Confucius" destinées aux écoliers du primaire et du secondaire.
En France, treize instituts Confucius ont ouvert ces dernières années, deux sont en projet (à La Réunion et à Bordeaux) et les premières "classes Confucius" démarrent. Le dispositif est pratiquement le même en Allemagne ou en Corée du Sud, mais le Royaume-Uni en accueille déjà le double et aux États-Unis le développement est carrément fulgurant (près de 60 instituts Confucius). 230.000 étudiants étrangers dans le monde suivent cette année une formation dans un centre Confucius et plus de 500.000 ont été formés depuis 2004. Le problème de Mme Xu Lin est aujourd'hui de répondre à la demande... "J'ai 300 demandes d'ouverture en attente... Jamais, nous n'aurions imaginé, voilà cinq ans, qu'il y aurait un tel engouement pour l'apprentissage du chinois. Aujourd'hui, plus de 40 millions d'étrangers apprennent notre langue (dont 36 millions d'origine chinoise). Tous les jours, je reçois de nouvelles requêtes pour ouvrir un institut, mais je veux maintenir la qualité de l'enseignement et il me faut encore trouver des financements !"... -
00:00 - 06.10.2009
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Le rappeur d'origine congolaise Baloji, ancien membre du groupe Starflam, donnera un concert caritatif au profit des enfants africains victimes de cécité, ce samedi 10 octobre, dès 20 heures, au Koninklijke Vlaamse Schouwburg (KVS). L'occasion de plonger la salle dans le noir et d'ouvrir les yeux des spectateurs sur la cause de l'ONG belge Light For The World. Grâce à sa nouvelle campagne annuelle, lancée le 8 octobre à l'occasion de la Journée Mondiale de la Vue, l'association espère rendre la vue à un millier d'enfants.
Après la première partie assurée par Buurman et Anaïs H, marraine 2009 de la campagne, Baloji présentera en exclusivité des morceaux de son nouvel album, Kinshasa Succursale, prévu pour fin janvier. Les trois artistes se retrouveront en fin de concert pour interpréter The Blindnote Song, une chanson enregistrée à Kinshasa avec des enfants aveugles et malvoyants.
Les tickets pour le concert peuvent être réservés au prix de 20 euros via le site kvs.be ou par téléphone au 02/210.11.12. D'autres animations sont également prévues samedi, à partir de 15 heures, sur la place Sainte-Catherine à Bruxelles.
Sébastien Cools
Plus d'informations sur le site lightfortheworld.be.06/10/09 09h50Lire la suite...
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